Forum des archives ouvertes institutionnelles (AOI)

Cette journée d’étude sur les archives ouvertes institutionnelles (AOI) entend répondre à des problématiques tant opérationnelles que stratégiques : Quelle est leur place au sein de l’institution, de l’établissement ? Quels rôles jouent-elles et peuvent-elles jouer ? Comment s’articulent-elles avec les écosystèmes de leur institution (échelle locale), de la recherche (échelle nationale), et de l’Open Science (échelle globale) ? Enfin, quels sont les défis et les perspectives de développement des AOI ?

L’organisation de ce premier Forum des AOI vise à acter les initiatives prises par les établissements et organismes en charge d’une AOI et à leur donner une perspective dans le cadre du développement des initiatives en faveur d’une science plus ouverte.

CasuHAL 2018

Les résultats de la recherche scientifique constituent un bien commun qui appartient à tous et qui doit circuler le plus largement possible. En France, la Loi Lemaire promulguée le 8 octobre 2016 a mis en oeuvre un nouveau « droit d’exploitation secondaire » afin de faciliter la diffusion au format numérique, libre et gratuit des publications scientifiques par leurs auteurs. Cependant, l’article 30 contenant ces nouvelles dispositions contient plusieurs points assez délicats à interpréter et créé un nouveau droit qui peut être opposé aux éditeurs dans le cas où leurs conditions de rediffusion seraient moins favorables.

CASUHAL2018 : ce micro-événement vise à réunir la communauté scientifique (chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants) cible de cette nouvelle loi et les professionnels de l’Information Scientifique et Technique impliqués dans sa mise en oeuvre, notamment à travers l’archive ouverte HAL.

Une analyse du mouvement vers l’accès libre

Dans un article paru dans le journal d’information numérique Médiapart, Marie Farge, Directrice de recherche au CNRS, et Frédéric Hélein, Professeur à l’Université Paris Diderot et Directeur Scientifique du RNBM, analysent les politiques menées en matière de libre accès dans plusieurs pays européens et leur impact sur l’édition scientifique :

Aujourd’hui, différents projets sont proposés et expérimentés, avec une grande variété de modèles suivant les pays. Les approches peuvent varier suivant la situation économique, la législation et la culture d’un pays et suivant les disciplines scientifiques. Les points de vue des des décideurs politiques, des documentalistes, des bibliothécaires ou des chercheurs peuvent également différer. Mais dans tous les cas le premier but poursuivi est de mettre fin aux tarifs anormalement élevés, et toujours en hausse, imposés par les grands groupes d’édition, qui sont d’autant plus inacceptables que l’essentiel du travail de production, c’est à dire la rédaction des articles, leur évaluation et leur validation, est fourni gratuitement aux éditeurs par les chercheurs et leurs institutions.

Ils présentent le mouvement vers l’accès libre et ses modèles économiques, plus particulièrement le modèle auteur-payeur, et abordent la production scientifique et ses rouages du point de vue des grands groupes commerciaux d’édition et des institutions de recherche.

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Le peer review à l’ère de l’open science : enjeux et évolutions

Les formes traditionnelles du peer review font régulièrement l’objet de critiques de la part des chercheurs eux-mêmes : le processus est jugé lent, coûteux et opaque. L’abondante littérature sur le sujet souligne également d’autres écueils du peer review  (Souder 2011) : les biais en faveur d’auteurs issus de prestigieuses institutions ; un traitement inéquitable selon le niveau de maîtrise d’anglais des auteurs ; le risque de privilégier les résultats au détriment de la méthode, l’application de procédures inadaptées à l’évaluation de manuscrits à fort caractère interdisciplinaire ; et plus généralement, un tropisme pour ce que L. Souder nomme « scientific conservatism » (Souder 2011:55).

Par ailleurs, alors que le nombre d’articles augmente de manière exponentielle, les revues sont confrontées à la difficulté de trouver des rapporteurs. M. Kovanis et ses co-auteurs (Kovanis et al. 2016) alertent sur les atteintes à la qualité du processus engendrées par la sur-sollicitation d’un nombre restreint de rapporteurs. De plus, la pénurie de rapporteurs est aggravée par le fait que l’évaluation ne porte plus seulement sur des manuscrits mais s’étend désormais également à des jeux de données, du code informatique par exemple. Ainsi que le soulignent B. Lawrence et ses co-auteurs (Lawrence et al. 2011:11), le peer review de données sources nécessite de recourir non seulement aux compétences de spécialistes de la discipline, mais aussi de s’appuyer sur des experts techniques.

Autre paradoxe du peer review : alors que la publication d’articles dans des revues considérées comme prestigieuses reste déterminante dans l’attribution de financements et de promotions, l’activité de reviewing s’avère peu ou mal valorisée.

Selon J.P. Tennant et ses co-auteurs (Tennant et al. 2017), grâce aux possibilités offertes par l’édition numérique, nous assistons à une période d’expérimentation et d’innovation dans le domaine du peer review. Or si des outils répondent aux besoins de traçabilité et d’interopérabilité, il s’agit moins d’une évolution technique que culturelle.

Dans quelle mesure le paradigme de l’open science peut-il apporter des réponses à la crise du peer review ? Par ailleurs, de quoi l’open peer review est-il le nom ?

Quels sont les impacts sur le peer review de la logique de décloisonnement inhérente à l’open science?

De quelle manière les institutions de recherche peuvent-elles jouer un rôle plus actif dans un écosystème de la publication dominé par les éditeurs ? La publicisation des évaluations renforce-t-elle ou fragilise-t-elle les reviewers?

Comprendre comment marche la science grâce aux citations ouvertes | CNRS – INSHS

Un demi-milliard d’Open citations, ou « citations ouvertes », références bibliographiques en accès ouvert utilisées dans les publications scientifiques, viennent d’être recensées par l’Initiative for Open Citations (I4OC). Deux laboratoires du CNRS, OpenEdition Center (CNRS/AMU/EHESS/Université d’Avignon), qui pilote l’infrastructure nationale de recherche OpenEdition, et Mathdoc (CNRS/ Université Grenoble Alpes), cellule de coordination documentaire nationale pour les mathématiques, qui pilote notamment la plateforme d’édition et de diffusion du centre Mersenne, sont partenaires de l’I4OC, rendant ainsi accessibles et gratuites les références et citations de tous les articles publiés sur leurs plateformes. Objectif : favoriser différentes approches pour étudier les dynamiques de la science avec des données transparentes, ouvertes et partagées. Ce faisant, la France contribue de plus en plus activement au projet majeur que constitue la science ouverte.

Source : INSHS – Comprendre comment marche la science grâce aux citations ouvertes

Tutoriel vidéo HAL : déposer un article scientifique publié

Le nouveau tutoriel vidéo « Le dépôt de mon article scientifique publié » co-réalisé par l’Inist-CNRS et le CCSD détaille la procédure de dépôt sur l’archive ouverte HAL étape par étape.

Tutoriel vidéo : Le dépôt de mon article scientifique publié | INIST – CCSD

Ce tutoriel vient enrichir la liste des vidéos à disposition des utilisateurs sur le site HAL Documentation.

Appel à candidatures pour le Comité pour la Science Ouverte

Comme annoncé le 26 janvier 2018, la Bibliothèque scientifique numérique (BSN) évolue vers la Science ouverte et devient le Comité pour la science ouverte (CoSO).

Le CoSO sera composé d’experts de toutes professions et disciplines concernés par la Science ouverte, de chercheurs, de professionnels de l’information scientifique… Il aura pour mission de proposer des orientations et d’instruire des sujets sur les questions de Science ouverte, d’impulser et d’accompagner les actions associées, dans une structure fluide facilitant l’expression et la remontée des idées, suggestions et contributions aux différents groupes de travail.

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Publications, Open Access, etc. : une liste de liens utiles

Frédéric Hélein, Professeur à l’Université Paris 7 et directeur scientifique du RNBM, met à disposition de la communauté scientifique une liste de liens utiles liés à l’édition et au libre accès. Cette liste aborde divers aspects : évaluation, appels et manifestes, initiatives, actualités par pays, droit d’auteur, exploration de données, etc.

Consulter la liste : https://webusers.imj-prg.fr/~frederic.helein/editio.html

Évolution de la BSN vers le Comité pour la science ouverte (CoSO) | Bibliothèque scientifique numérique

La Bibliothèque scientifique numérique (BSN) évolue vers la Science ouverte et devient le Comité pour la science ouverte (CoSO). Il est présidé par le Directeur général de la recherche et de l’innovation du MESRI.

Source : Bibliothèque scientifique numérique – Évolution de la BSN vers le Comité pour la science ouverte (CoSO)

Journées science ouverte 2018

Trois ans après les journées d’octobre 2015 qui ont vu Madame Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation, présenter la loi pour une République numérique, ces journées auront cet objectif : étudier l’opportunité de nouvelles voies soutenables pour la publication en Open Access : OA2020, projet DEAL allemand, éditions publiques, soutien à la bibliodiversité, changement du système d’évaluation des chercheurs, etc.

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